20 Septembre 2026 : Concert Église Abbatiale Thiron-Gardais

20 Septembre 2026 : Concert Église Abbatiale Thiron-Gardais
Entrée Gratuite

09 septembre 2026

Festival Régions des Lumières du 05 au 27 Septembre 2026 à Clermont-Ferrand.

Le Festival Région des Lumières représente bien la volonté que nous avons à la Région de réunir les habitants autour de notre culture et de notre patrimoine. Année après année, il rencontre un succès grandissant et s’impose comme un rendez-vous incontournable de l’été. Pour que la féerie soit à la portée de tous, un accent particulier est également mis sur l’accessibilité pour le public en situation de handicap.

La Région braque les projecteurs sur les grands sites régionaux

Chaque année, la Région sélectionne plusieurs sites, de façon à proposer à l’ensemble des habitants et des touristes de la région une programmation originale. Chaque spectacle est une création unique des équipes des Allumeurs de Rêves, adaptée à la particularité des monuments et imaginée en lien avec les villes d’accueil.

La création artistique s’inspire ainsi de la richesse du patrimoine culturel et historique du territoire, et le valorise grâce à toutes les techniques de mises en lumière spectaculaires, comme le vidéo-mapping, 2D, 3D, l’animation ainsi que des arrangements musicaux. L’ambition du Festival Région des Lumières est d’offrir au public des spectacles monumentaux inédits qui mettent à l’honneur l’histoire et le patrimoine exceptionnels de notre région.
Tous les spectacles sont gratuits, en accès libre et sans réservation !

Des spectacles handi-accueillants

Afin que tous les publics puissent profiter de ces spectacles son et lumière, des dispositifs spécifiques ont été mis en place pour les personnes en situation de handicap :

  • Un espace spectateurs dédié, avec assises, délimité dans la zone accueillant le public ;
  • Une maquette tactile de la façade ou du lieu, pour percevoir les détails de la surface de projection ;
  • Un plancher vibrant permettant une expérience physique de la bande-son du spectacle ;
  • Une audiodescription de chaque spectacle, disponible sur cette page et sur smartphone.

Spectacle à Clermont-Ferrand

La Halle aux Blés, bâtiment historique superbement rénové par la Région, vous ouvre les portes du temps. Témoin de la vie commerçante et populaire de Clermont-Ferrand depuis plus de deux siècles, elle devient le support d’un spectacle qui fait revivre les grandes heures de la cité.

Entre mémoire et création contemporaine, ce voyage visuel et sonore sublime un lieu emblématique et célèbre l’identité d’un territoire unique.

 

Pour plus de renseignements ==>> FESTIVAL RÉGION DES LUMIERES


05 septembre 2026

À 28 ans, Nathan Mierdl est le plus jeune premier violon solo de l'histoire du Philharmonique de Radio France, poste qu'il occupe depuis 2023. Enfance en Allemagne, amour pour l'orchestre, le hockey et les Beatles...

Impossible de ne pas remarquer le jeune musicien, son œil souriant, ses cheveux très bruns, son calme aussi, et sa concentration impressionnante. Il avait tout juste 25 ans et venait d’être nommé premier violon solo de l’ensemble, un rôle clé pour lequel il raconte ne pas avoir eu besoin de s’imposer : « Je trouve que la chaise de violon solo profère déjà une autorité naturelle. J'ai grandi avec l'orchestre, parce qu'avant ça j'avais passé quatre saisons avec l’Orchestre Philharmonique de Radio France, donc je connaissais déjà tout le monde. J’ai reçu beaucoup de soutien de la part du pupitre et de l'orchestre en général. C'est un orchestre dans lequel j'ai tissé des amitiés, j’ai aussi eu parfois des conflits avec des collègues en raison de différends, de désaccords artistiques, donc forcément il faut en discuter. Mais voilà, j’ai un lien très fort avec le Philhar. C'est un orchestre que j'aime de tout mon cœur ».

Pour accéder à ce poste, il y a un concours. Retour en 2022 : « Le premier jour, c'était horrible, il y avait le premier et le deuxième tour, je ne me sentais pas bien. L'attente dans les loges était interminable, il faisait chaud, on transpirait. Le deuxième jour, celui de la finale, était une journée radieuse. Il faisait beau, c'était parfait. En plus, je crois que c'était le jour où on pouvait retirer nos masques de Covid dans le métro. C'était vraiment deux journées très contrastées. »

« Sur un CV, on ne met que les choses qui brillent »

« Mon premier souvenir musical. C'est difficile à dire. Par contre, je me souviens très bien avoir voulu faire de la musique mon métier en écoutant "La Flûte enchantée" de Mozart. » Après ce choc musical, Nathan Mierdl entame un parcours exemplaire. Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, de nombreux prix très prestigieux, des académies. Est-ce qu’il avait en tête le plan parfait pour lancer sa carrière ? « Je ne sais pas si c'était aussi défini dès mon enfance, et il faut relativiser, sur un CV on ne met que les choses qui brillent. J’ai mis mes prix, mais n’apparaissent pas le nombre de concours qui ne se sont pas bien passés, il ne faut pas oublier ça. Les réussites sont pavées d'échecs. Rien n'était vraiment calculé. C'était un peu par rencontres, par opportunités. Je suis très content que ça se soit passé comme ça. »

C’est donc grâce à ses parents que Nathan Mierdl, qui passe une partie de son enfance en Allemagne, découvre la musique. Et pour lui, sensibiliser le plus grand nombre à cet art en favorisant sa diffusion est un défi qu’il faut aujourd’hui relever : « Il n'y a pas que le concert comme on le connaît qui permet de nous accrocher à la musique. On a la chance d'avoir des concerts dans beaucoup de villes, mais les zones rurales ont un peu moins ce privilège et il y a beaucoup de travail à faire, je pense, tout comme dans l'éducation, dans les écoles. Donc voilà, petit appel du pied à l'Éducation nationale : si jamais vous nous écoutez ou si vous nous entendez, ramenez la musique au centre, proposez de la culture, et pas seulement de la musique, des visites au musée, de la culture cinématographique. Tout ça est très important. »

Violon & hockey

Il n’y a pas que la musique dans la vie de Nathan Mierdl, il y a le hockey sur glace aussi. Un sport qu’il a pratiqué enfant, et qu’il apprécie toujours autant : « C'est un sport qui est génial, on patine, c'est un sport d'équipe, on en revient au sens du collectif. Parfois faut tirer, parfois il faut faire la passe à son copain parce qu'on ne peut pas marquer. Donc c'est vraiment chouette. C'est dommage qu'à Paris on ne puisse pas le faire dans des meilleures conditions, et que ça ne soit pas plus compatible avec mon activité. Parce que quand il faut se coucher à 2 h parce qu'on a fini l'entraînement à minuit et qu'on répète à 10 h le lendemain, ce n'est pas toujours évident. Donc malheureusement, j'ai dû abandonner ce hobby là. Je suis en recherche de passions supplémentaires ! »

Autre amour, celui pour les Beatles, et particulièrement pour la chanson Help, et son « énergie contagieuse », commente-t-il. Je lui retourne le compliment.

Références :

Interview : 


16 août 2026

01 Août 2026 : Stage de Manoé à l’Académie Internationale de Musique de Flaine

   Le site de Flaine a été découvert en 1959 par le géophysicien Éric Boissonnas et l’architecte suisse Gérard Chervaz, qui ont ensuite fait le pari de créer un exemple d’urbanisme, d’architecture contemporaine et de design, et pour lequel la rentabilité immédiate serait subordonnée aux choix esthétiques et au respect de l’environnement.

   La légende parle d’un géant qui, exténué de franchir monts et vallées, serait venu se reposer dans nos montagnes, nichant sa tête au creux de ce vallon que les anciennes cartes dénomment « Flainoz », terme signifiant « oreiller » en patois savoyard… La légende s’arrête là, perdue avec les rêves du géant. Flainoz devint Flainaz, puis Flaine.       

   Flaine a été imaginée en 1959 par le géophysicien Éric Boissonnas et son épouse Sylvie, désireux de créer une station de ski novatrice sur un site vierge en Haute-Savoie. Conçue par l'architecte du Bauhaus Marcel Breuer, elle est inaugurée le 17 janvier 1969 comme un manifeste d'architecture brutaliste intégré à la nature.

Vue panoramique de la station de ski de Flaine en été, montrant Flaine Forum et Flaine Forêt.

        

  La station de Flaine est répartie sur 4 niveaux : Flaine Front de Neige (1500 m), Flaine Forum (1600 m), Flaine Forêt (1700 m) pour le centre « historique » et Flaine Les Gérats (1800 m).

   

  L'immeuble « Bételgeuse » dans lequel nous logions a été inauguré en 1969 parmi les tout premiers bâtiments de la station et depuis 1991, il est classé à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

 

La vue depuis notre balcon avec la place du forum et l’un des deux ascenseurs pour rejoindre le niveau supérieur où il se trouve..

 

Les architectes et urbanistes de la réalisation de Flaine :

  • Marcel Breuer : Maître incontournable du mouvement Bauhaus, il est l'architecte en chef qui a dessiné les plans de Flaine et ses bâtiments emblématiques en béton brut intégrés à la roche calcaire.
  • Gérard Chervaz : Architecte suisse qui a découvert le site vierge dans les années 1950 et a initié le projet de création de la station.
  • Laurent Chappis : Urbaniste de renom spécialisé dans l'aménagement de la montagne, qui a participé à la réflexion sur la structure intégrée de la station.
  • Denys Pradelle : Architecte fortement impliqué dans l'urbanisme savoyard, également membre de l'équipe initiale de conception.
  • André Gaillard : Architecte ayant collaboré aux premières phases de développement.
  • Charlotte Perriand : Célèbre architecte et designer française, dont une œuvre iconique, le Refuge Tonneau, est installée sur le domaine de la station.

Les artistes sculpteurs et plasticiens ..

A l’initiative de  Sylvie Boissonnas, les rues et espaces publics de Flaine Forum accueillent des œuvres monumentales

  • Jean Dubuffet : Créateur de la sculpture monumentale Le Boqueteau des 7 arbres (1988).
  • Pablo Picasso : Auteur de la sculpture en béton La Tête de Femme.
  • Victor Vasarely : Maître de l'art optique, il a réalisé l'œuvre murale Les Trois Hexagones.
  • Pol Bury : Concepteur de la fontaine sculptée logée dans l'Auditorium de Flaine.
  • Carl Nesjar : Artiste norvégien ayant sculpté la Fontaine de Glace (1974).
  • Davos Hanich : Créateur de la sculpture en métal intitulée Faisceaux (1970-1971)

 

  

Le 8 août ,  jour de la Saint Dominique, nous avons décidé, mon père et moi, de monter au sommet de la station en téléphérique.

En à peine 15 minutes nous avons gravi 900 m de dénivellation ..

Arrivé à 2500 m d’altitude je découvre pour la première fois le Mont Blanc . Magique !

L'Académie Internationale de Musique de Flaine a pour objectif de promouvoir un enseignement musical de qualité supérieure.

Sous la direction de professeurs issus de conservatoires renommés en France et à l’étranger, elle accueille un large public, des élèves professionnels en quête d’excellence à ceux qui débutent leur parcours musical avec enthousiasme.

Dans un cadre exceptionnel, elle offre des conditions idéales pour un apprentissage épanouissant, encourageant les étudiants à participer à la vie culturelle de la station à travers des concerts variés et des prestations dans un magnifique auditorium. Elle prépare également les étudiants aux défis des concours nationaux et internationaux.

Les disciplines enseignées couvrent une gamme variée, du piano aux cordes, en passant par les instruments à vents, le chant lyrique, le chant choral et la musique de chambre. Les participants ont également la possibilité de rejoindre l’orchestre de l’académie et de se produire sur scène, avec de nombreux cours et auditions ouverts au public.

Ma participation à l’Académie Internationale de Musique de Flaine s’est réalisée dans l’addition de rencontres inattendues et avec la générosité d’amis. Mon professeur dans la circonstance fut Cyril Guignier et ses cours se déroulaient dans la Chapelle Œcuménique  de Flaine, conçue par le célèbre architecte du Bauhaus Marcel Breuer et inaugurée en 1973, Véritable sculpture géométrique, cet édifice a la particularité unique à Flaine d'être construit entièrement sans béton, privilégiant une structure en bois recouverte d'ardoises. Elle est depuis 2014 classée aux Monuments Historiques.

Je vous invite à une double écoute de mon interprétation du 1er Mouvement du concerto Opus 28 en la mineur de Karl Goldmark compositeur, violoniste et pédagogue austro-hongrois qui naquit le 18 mai 1830 à Keszthely et disparut le 2 janvier 1915 à Vienne en Autriche.

D’abord un voyage en musique…

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Puis ma prestation sur la scène de l’auditorium Eric et Sylvie Boissonnas

   

La vidéo faite par le professeur Cyril Guignier :

Je remercie chaleureusement Monsieur Bruno Latouche, Directeur de l’Académie Internationale de Musique pour m’avoir fait bénéficier d’une bourse, Cyril Guignier, professeur exigeant et chaleureux et Kanaé Endo pour m’avoir fait répéter et accompagner au piano. Merci également à Barbara Baltussen, pianiste à l’Académie de Musique de Bornem et aux Humanités artistiques à Bruxelles ainsi qu’à Yu Matsuoka, du Conservatoire National de Paris pour m’avoir également accompagné en répétitions.